Recherche

Objectifs scientifiques

La recherche s’articulera autour de trois axes, en rapport avec l’intitulé de l’EA.  Ces axes travailleront en étroite collaboration. L’axe Discours occupe la place centrale dans le dispositif scientifique car il favorise l’émergence de nouvelles investigations dans les axes Langage et Humanités Numériques. Ces deux axes fonctionnent de façon transversale afin d’exploiter la variété des points de vue pour créer un nouveau paradigme épistémologique.

Les études des discours dans d’autres cadres disciplinaires se nourrissent des approches linguistiques et documentaires. La complémentarité entre l’analyse linguistique et les autres analyses disciplinaires fondées sur le discours s’explique par la nature de la langue, elle véhicule l’information, et par la nécessité d’interpréter cette dernière en fonction de connaissances spécialisées relatives à son contenu. Cette complémentarité favorise les pratiques transdisciplinaires. L’analyse documentaire constitue une autre sorte de complémentarité. Le point de vue du spécialiste, ethnologue, historien, littéraire, etc., donne lieu à des questionnements en rapport avec la structuration du document numérique, le mode d’extraction et d’annotation de l’information et la visualisation des résultats des analyses. Des réponses apportées dépend la création d’un environnement informatique commun pour mutualiser les démarches dans une perspective transdisciplinaire.
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Les sciences du langage ont un rôle de premier plan à jouer dans la démarche qui vise à la production d’un savoir faisant abstraction des délimitations entre spécialités. Le traitement linguistique des textes donne lieu à des descriptions formalisées qui facilitent le travail d’investigation dans d’autres disciplines. Parallèlement, l’accès à des connaissances extralinguistiques aide les linguistes à concevoir des modèles de données plus performants afin de mieux traiter les discours étudiés conjointement. Les analyses portent sur des textes rédigés en français et dans d’autres langues, plus ou moins proches sur le plan typologique. Il en résulte une approche comparatiste menée de manière systématique et exhaustive qui permet d’établir par-delà des différences imputables à chaque code sémiotique, les points de convergence qui valident le modèle de données sous-jacents aux analyses. Les dimensions anthropologique, historique, sociologique, etc., entrent également en ligne de compte pour augmenter l’amplitude des champs phénoménologiques étudiés.

Le document numérique favorise également le travail transdisciplinaire. Il sert d’interface entre des chercheurs provenant d’horizons disciplinaires différents en formalisant leurs interactions avec la mise à disposition d’outils d’investigation communs et en contribuant à diffuser les résultats de la recherche conjointe sous un format unique qui prend en compte ses différents aspects. Avec son cortège de fonctionnalités dédiées à l’analyse des données et à la restitution des résultats, le document numérique se conçoit comme un puissant levier pour approfondir et renouveler les approches thématiques car les contraintes liées à l’informatique exigent des pratiques rigoureuses qui favorisent l’obtention de résultats fiables.

La cohérence du projet provient en premier lieu de l’axe Discours. A partir de cet axe, sont transmis aux chercheurs des axes Langue et Humanités Numériques un matériel phénoménologique qui leur permet d’affiner leur méthodologie, de tester leur dispositif théorique et d’élaborer de nouveaux concepts. En retour, ces deux axes apportent à l’axe Discours des outils d’analyse qui viennent enrichir les études impliquant un discours en faisant émerger des problématiques originales.

La présentation des trois axes du projet est déclinée en termes de production de connaissances et d’activités concourant au rayonnement et à l’attractivité scientifiques, conformément aux attentes de l’HCERES.