UDPN : DE LA COLLECTION AU CORPUS : LE PROJET « MÉMOIRE(S) ORALE(S) DE L’INSTITUT FRANÇAIS DE PRESSE ».

Séance mai, séminaire 2017-18
Date : vendredi 18 mai 2018, de 10:00 à 13:00
Lieu : Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle, Centre Censier, 13 rue de Santeuil, 75005 Paris (salle Las Vergnas, 3e étage)

Le réseau UDPN a pour objet d’étudier les usages et les nouvelles pratiques engendrés par la numérisation du patrimoine. La programmation des sessions 2015-2016 et 2016-2017 du séminaire UDPN a permis de manifester des rapprochements entre différents types de numérisation, de matériaux et de méthodes. Le séminaire 2017-2018 “Patrimoines numérisés : acteurs et pratiques” permet au réseau de ne pas cesser d’actualiser les angles d’approche ; de pérenniser les thèmes de recherche et d’envisager leur intégration dans des parcours de formation.

L’objectif scientifique poursuivi par le réseau est l’étude des pratiques des acteurs et usagers de la numérisation du patrimoine, en interrogeant les nouveaux rapports entre conservation, recherche, éducation et création déterminés par la numérisation du patrimoine. Il s’agit de mettre en œuvre une étude des pratiques en cherchant à décrire le processus de patrimonialisation et à préciser ses rapports avec les démarches de valorisation et de médiatisation.

Cette séance est intitulée « De la collection au corpus : le projet « Mémoire(s) Orale(s) de l’Institut Français de Presse », est coordonnée par Marie Dupond (UDPN, USPC), Céline Ferjoux (CARISM, Chaire académique Audiovisuel et Numérique, Univ. Paris II, Panthéon Assas), Matteo Treleani (GERIICO, Univ. Lille 3). Elle sera consacrée à la présentation du cadre méthodologique et théorique du projet « Mémoire(s) Orale(s) de l’IFP » mené par Laurence Crohem et Isabelle Demier et qui a abouti à une projection vidéo réalisée dans le cadre de la journée de commémoration des 80 ans de l’Institut Français de Presse de l’Université Paris II.

Cette séance se donne pour objectif d’ouvrir un espace de dialogue pour échanger autour des bonnes pratiques et de permettre de s’interroger ensemble sur les notions théoriques qui les sous-tendent.

Les thématiques qui seront abordées vont des pratiques de collecte et de traitement des archives orales jusqu’à la mise en réseau des documents vers la constitution d’un corpus de recherche qui interrogerait l’écriture de la mémoire orale d’une institution comme historiographie d’une discipline, les Sciences de l’Information et de la Communication. Cette séance propose de parcourir un terrain traversé par les questionnements communs aux digital humanities, aux recherches ethnographiques sur le statut des archives orales, aux rapports entre littératies numériques et sciences du document mais aussi à ceux relatifs à la culture des organisations, l’histoire des marques (Brand History) et l’histoire culturelle.

Plus d’informations: http://www.udpn.fr/spip.php?article296

 

Équipe émergente Théories, Textes, Numérique / SÉMINAIRE DES DOCTORANTS / 30 avril, campus Villetaneuse / « Extraction d’information et lecture critique (semi)-automatique par Laetitia Haroutunian » et « Étude de pragmatèmes : salutations, injonctions et jurons » par Carmen González Martín

Le deuxième séminaire des doctorants de l’équipe TTN aura lieu le lundi 30 avril 2018 à 10h en salle E121 (salle de réunion) dans le bâtiment de l’UFR LLSHS, au campus Villetaneuse. Vous trouverez ci-joint le programme.
Où ? Couloir E, salle E121 (salle de réunion) UFR LLSHS, Campus Villetaneuse Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité :

Extraction d’information et lecture critique (semi)-automatique. Application à la littérature évaluative en prévention-promotion de la santé par Laetitia Haroutunian (doctorante)

Les revues de littérature scientifique dans le domaine de la santé sont des outilsprécieux d’aide à la décision publique et de soutien aux pratiques professionnelles. Dans lechamp de la médecine, elles permettent d’indiquer les thérapies et pratiques médicales les plus efficaces, à partir de l’analyse narrative et/ou statistique d’études originales. Dans le champ de la prévention-promotion de la santé, ces revues permettent de repérer les interventions les plus efficaces et les plus efficientes, d’évaluer leur acceptabilité et leur faisabilité dans un certain contexte et pour une population cible, mais aussi d’en mesurer les facteurs d’échec ou de réussite. Leur élaboration est cependant plus complexe dans le champ de la prévention-promotion de la santé : pluralisme des populations et des approches, difficulté d’évaluer sur le long terme, présence de facteurs de confusion ; les interventions sont par ailleurs dépendantes de facteurs sociétaux, structurels, réglementaires,économiques, et doivent prendre en compte plusieurs types d’études: qualitatives, expérimentales, observationnelles.

Ce travail de revue peut ainsi se révéler fastidieux par le volume important de productions scientifiques ; entre 2000 et 4000 références bibliographiques sont ajoutées chaque jour dans la seule base de données Medline1, et une recherche documentaire peut retourner des centaines voire des milliers de résultats pour un même sujet. La productiond’une revue de littérature est donc très coûteuse en temps, pouvant mobiliser des expertspendant parfois plus d’un an selon les moyens consacrés.

Les techniques de traitement automatique du contenu textuel apparaissent dans ce contexte comme une opportunité pour faire face à ce « déluge de données ». Ces dernières se sont plutôt concentrées sur les phases de recherche d’information ou d’aide à la lecture des résumés (« screening »). Les travaux ont toujours porté sur de la littérature clinique expérimentale, plus rarement sur des études observationnelles.

L’objectif de ce travail de thèse est de proposer une aide à la lecture critique parl’identification des caractéristiques principales des études et de leur méthodologie. La méthode sera ici symbolique et statistique, avec une importance accordée à la structurediscursive et les zones argumentatives de l’article scientifique. D’un point de vue plusconceptuel, il s’agit ici d’interroger le paradigme entre traitement de l’information scientifique et santé publique fondée sur des preuves (besoin d’exhaustivité vs. surabondanced’information) ; de proposer une réflexion sur la littérature scientifique et son écosystème dans un contexte de « big data » ; d’évaluer dans quelle mesure une tâche experte telle quela lecture critique peut être confiée à un traitement automatique.

Étude de pragmatèmes : salutations, injonctions et jurons par Carmen González Martín (doctorante)

Premièrement, nous commencerons par une réflexion : dire Bonjour !, Bonsoir ! dans une langue semble facile et essentiel, mais il y des contraintes qui sont souvent imperceptiblespour le locuteur natif. Ce type d’expressions sont celles que Mel’čuk a appelés pragmatèmes :il s’agit de phrasèmes compositionnels non libres, restreints par la situation de communication extralinguistique dans laquelle ils sont employés. Précisons, qu’un phrasème est une séquence figée qui se compose d’au moins, deux unités lexicales et qu’une séquence est ditecompositionnelle quand son signifié est le résultat des sens des composantes lexicales formant partie du phrasème. Le terme pragmatème regroupe des expressions très diverses comme Ne quittez pas [au téléphone], Défense de fumer [sur un panneau], Chaud devant ! [dans un restaurant].

L’attention que les auteurs ont portée à des énoncés liés à une situation d’énonciation n’estpas récente, de nombreux auteurs ont traité cette question depuis les origines de la pragmatique. Ainsi, nous passerons en revue les différentes études à ce sujet et nous présenterons les caractéristiques formelles des pragmatèmes.

Deuxièmement, notre travail est une étude contrastive entre les pragmatèmes du français etde l’espagnol. Étant donné que les contextes dans lesquels ont emploi ces phrasèmes est trèsvaste nous l’avons délimité à trois : les salutations, les injonctions et les jurons. Ce travail est une description lexicologique de ces Unités Phraséologiques et pour ce faire, nous avons définis des critères d’analyse que nous appliquerons à chaque pragmatème du français et de l’espagnol.

Finalement, nous montrerons que les pragmatèmes sont très fortement liés à la culture dupays de la langue, dans ce cas, la France et l’Espagne. La dimension interculturelle de ces UPest l’un des éléments essentiels dans leur analyse.

 

Hall Of Fame des Tweetos en Humanités Numériques … réactive sur le site de TTN

Nous reprenons la publication du « Hall of Fame », et d’autres widgets du sorte, en lien avec les #humanitesnumeriques sur le site de TTN, tout ça grâce à @BaseXdb:

 

UDPN: APPEL À CONTRIBUTIONS / SIGNATA 12 / SÉMIOTIQUES DE L’ARCHIVE

Échéance : 1er novembre 2018

Contacts : Maria Giulia Dondero, Andreas Fickers, Gian Maria Tore et Matteo Treleani

Publication : fin 2019

L’archive, un mot qui évoquait jadis un « passé poussiéreux » (Chabin, 1996), est revenu depuis quelques années à l’ordre du jour dans les sciences humaines et sociales. « Enregistrements » et « footages », « témoignages » et « mémoire » (la mémoire collective, la mémoire des appareils numériques), « données » (« data ») et « traces », « références » et « dossiers », « héritage » et « patrimoine » : tels sont les mots fétiches de notre présent. Aujourd’hui, on dit « archiver » et non plus « effacer » dans nos dispositifs numériques, l’effacement étant même devenu plus compliqué que l’archivage (Manovich, 2001 ; Hoog, 2009 ; Paolucci, 2013). Certes, « la société toute entière vit dans la religion conservatrice et dans le productivisme archivistique » (Nora, 1984). Mais peut-on dire que l’archivage est désormais un impératif de la « culture numérique » (Doueihi, 2008 ; Ernst, 2013) ? L’affirmation du numérique comme dispositif de démultiplication matérielle est-elle solidaire d’un retour de l’archive, conçue pour assumer des fonctions de stabilisation et d’unification ? Ou au contraire l’archive participe-t-elle elle-même à la ré-éditorialisation des contenus et donc à la production du nouveau (Stockinger, 2015) ? Quoi qu’il en soit, il semble évident que, à l’ère numérique, nous vivons dans une « société de l’enregistrement » (Ferraris, 2013) : toute production digitale est automatiquement archivée, et bon nombre de nos pratiques quotidiennes sont tracées sous la forme de données numériques (Merzeau, 2009). Nonobstant l’incertitude liée à la durée des supports de stockage (le numérique étant l’un des supports le moins durables du point de vue technique — la démagnétisation des disques durs impliquant la perte potentielle des données après quelques années), notre société reste une société de la patrimonialisation massive (Morozov, 2013). Sur un autre plan, l’une des raisons d’être de la (trans)discipline très actuelle appelée « Digital Humanities » (Mounier, 2010) semble reposer aussi sur les ressources des documents disponibles, ainsi que sur les calculs et sur les visualisations que l’on peut effectuer numériquement.
Il nous semble aujourd’hui que, face à de tels enjeux, un questionnement sémiotique peut se révéler éclairant. Il s’agit d’approcher un domaine aux matérialités et aux pragmatiques multiples (dispositifs et interfaces, pratiques de formatage et de lecture, visualisations et référenciations) et aux procédures et aux valorisations stabilisatrices (conservation et collecte d’une part, attachement à l’« original » et au « patrimonial » d’autre part). On sait à quel point l’archive se fonde sur un binôme paradoxal (« mythologique ») : préservation et accès. On sait aussi à quel point chacune des opérations qui lui sont inhérentes est une re-sémiotisation : sélection et valorisation d’une part, re-cadrage et ré-éditorialisation d’autre part, à savoir traduction inter-sémiotique, re-médiation, re-énonciation (Day, 2014). Que l’on songe tout simplement au culte somme toute récent et peu questionné de l’édition du film restauré et patrimonialisé, accessible « finalement » dans sa « meilleure version », qui est souvent dite « director’s cut » : ce dernier est bien un « mythe » (Marie & Thomas, 2008), la version prétendument retrouvée, restaurée et resituée n’étant en général qu’une nouvelle version du film. Préserver et rendre accessible, c’est toujours redéfinir, repenser et refaire.

Ce numéro de Signata vise à questionner l’archive d’un point de vue sémiotique ou sémio-pragmatique — si l’on entend par « sémiotique » non pas une discipline unique, mais une pluralité de manières de questionner le « sens », les formes et les valeurs au sein des disciplines historiques, sociologiques, philosophiques, linguistiques, médiatiques, artistiques, etc. Le but de ce dossier sur les sémiotiques de l’archive est d’essayer de constituer une cartographie qui embrasse — à titre indicatif :

* Les termes et les concepts : les nombreuses déclinaisons et constellations de l’« archive » ; y compris ses idéologies, telles l’autorité ou l’accessibilité. On encourage notamment le repérage des croisements entre de telles constellations terminologiques-conceptuelles et les théories sémiotiques, par exemple l’idée de l’archivage comme ré-énonciation.

* Les pratiques : la distinction critique et critiquable entre archivage et usage d’archives ; l’archivage comme sémiotisation (lecture du « passé » et tactique pour le présent) ; la notion de « sémiophore » de Pomian ; l’analyse scientifique ou la création artistique via les archives.

* Les dispositifs  : approche critique de l’archive et l’interface, ses visualisations, éditions (ou éditorialisations), contextualisations, remédiations ; les liens entre le numérique et l’archive ; la numérisation et l’archivage.

* L’indexation : peut-on archiver tout type de documents au travers des mêmes métadonnées standard (auteur, date, lieu de production, etc.) ou faut-il constituer des archives organisées autrement, par des descripteurs visuels, par exemple, dans le cas des images, selon la proposition de Manovich ? Il s’agit d’une piste qui articule autrement disciplines de l’archive et sémiotique, avec les instruments d’analyse plastique que celle-ci peut proposer à celles-là.

– Les disciplines  : approches différentes, convergentes, polémiques, diplomatiques ; critique des Digital Humanities ; dialectique entre approches qualitatives (deep readings, à la Ginzburg) et quantitatives (distant readings, à la Moretti), concernant la taille des collections d’objets et les postures des sujets des recherches. Il s’agit d’investiguer la manière dont la sémiotique, la science des médiations, peut intervenir dans ce débat des disciplines.

 Plus d’information sur:

http://udpn.fr/spip.php?article293

Premier séminaire de recherche TTN, lundi 9 avril 2018  14h-16h (couloir E rez-de-chaussée)

premier séminaire de recherche TTN
lundi 9 avril 2018  14h-16h (couloir E rez-de-chaussée)
UFR LLSHS Université Paris 13 Sorbonne Paris Cité
intervenante :  Zuzana Raková ( Université Masaryk de Brno)
Le marché du livre traduit en Tchécoslovaquie/ en République tchèque après 1989, le métier du traducteur littéraire, la position des langues-sources et des genres dans le système cible

Les inscriptions sont ouvertes pour le 4e anniversaire de la GBD

Accueil :
Basile Ader, vice-bâtonnier de Paris

Propos introductifs :
Didier Guével,
professeur de droit privé et sciences criminelles et doyen honoraire, Université Paris 13

Modérateur :
Philippe Dupichot, professeur, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, secrétaire général de l’association Henri Capitant et avocat au barreau de Paris (cabinet GIDE)

Intervenants :

« Révolution des robots », quel cadre juridique pour une intelligence artificielle éthique?
> Alain Bensoussan, avocat fondateur, Lexing Alain Bensoussan Avocats

> Mady Delvaux, députée, parlement européen, groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates et vice-présidente de la commission des Affaires juridiques

> Laurent Gamet, avocat associé, Flichy Grangé Avocats

«Êtres vivants doués de sensibilité», code de l’animal… quel niveau de protection pour les animaux?
> Thierry Revet, professeur de droit privé et sciences criminelles, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
> Marie-Bénédicte Desvallon,  avocate au barreau de Paris et solicitor of the Senior Courts of England & Wales, responsable du groupe de travail d’avocats dédié à l’élaboration d’un Code autonome des droits de l’animal et d’un statut juridique

La personnalité juridique, mode de protection de l’environnement ?
>Alexandre Moustardier, avocat associé, ATMOS Avocats

Conclusion :
Emmanuel Pierrat, avocat associé, Pierrat & de Sèze Avocats, et responsable de la Grande bibliothèque du droit (GBD)

http://www.avocatparis.org/ma-formation/agenda-des-evenements/4eanniversairegbd