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L’unité de recherche TTN réunit des chercheuses et des chercheurs spécialisés en comparatisme, en diachronie, en dictionnairique, en ingénierie documentaire et linguistique, en lexicologie, en littérature, en philologie, en phraséologie, en sémantique lexicale et textuelle, en syntaxe et en traductologie.
Les chercheuses et les chercheurs de TTN partagent un même objet d’étude : les langues. Les différents aspects des langues sont analysés en fonction des domaines d’expertise des membres de l’unité de recherche. Les problématiques traitées se rapportent :
  1.  au fonctionnement des langues ;
  2. à leur histoire ;
  3. à leurs usages sous forme écrite et orale.
Sur le plan méthodologique, les différents points de vue analytiques sont croisés afin de contribuer à une meilleure explication des phénomènes étudiés. Cette convergence des perspectives se fait par le biais de la linguistique outillée. Le rôle de cette dernière est double.
  • Premièrement, elle requiert des instruments d’annotation et de mesure des discours afin de les enrichir de métainformations et d’en produire des représentations symboliques conditionnées par les problématiques étudiées.
  • Deuxièmement, elle doit restituer les résultats obtenus de façon automatique dans un environnement numérique unique, hautement manipulable et facile d’utilisation dans le but de faciliter le croisement des points de vue.
La dimension applicative de la recherche est conçue comme le prolongement de sa dimension théorique. Les applications sont des prototypes dédiés au traitement de l’information. Ces prototypes ont pour vocation de valider les résultats des analyses théoriques en les exploitant directement dans les systèmes développés.

News

ANR: le projet MARITEM retenu

  Le projet interdisciplinaire MARITEM comporte plusieurs objectifs. Le premier est de comprendre le Manuscrit du Roi dans son élaboration matérielle, musicale et textuelle, mais aussi d’en connaitre les procédés de diffusion et de réception jusqu’à nos jours, dans la culture écrite et orale. Pour y parvenir, nous produirons une édition numérique musico-textuelle pensée pour …

Forum de la Gouvernance de l’Internet / Ateliers de l’Avenir Numérique

Forum de la Gouvernance de l’Internet Ateliers de l’Avenir Numérique Xavier-Laurent Salvador (DIM STCN, Université Paris 13)  représentera le Lab’ TTN, aux côtés de Didier Guével (DIM STCN, , Université Paris 13) à la Table ronde dirigée par Alexis Poulin, fondateur de la revue Le Monde Moderne : PARCOURS « Humanités Numériques » ATELIER · Patrimoine numérique …

Formation

Le Lab’ TTN est adossé à deux formations:

Le master TILDE:

Plus d’information ici

  • Présentation

    L’importance croissante de la demande en ingénierie documentaire explique sa récente évolution technologique : élaborer des procédures informatisées fondées sur des outils à base linguistique pour traiter efficacement l’information numérisée. Il s’ensuit que les informaticiens du secteur d’activité mentionné travailleront de plus en plus avec des linguistes qui ont de très solides compétences en informatique.

    Ayant vocation à former de tels spécialistes, le Master TILDE dispensera des enseignements théoriques en linguistique et en informatique ainsi que des enseignements pratiques portant sur l’ingénierie documentaire et linguistique.

    Objectifs

    Ayant pour vocation à former des spécialistes capables d’élaborer des procédures informatisées fondées sur des outils à base linguistique pour traiter efficacement l’information numérisée, le Master TILDE dispense des enseignements théoriques en linguistique et en informatique ainsi que des enseignements pratiques portant sur l’ingénierie documentaire et linguistique.

    Compétences visées

    Les titulaires du Master TILDE doivent être suffisamment compétents en informatique et en linguistique théorique et appliquée pour participer pleinement à la mise en œuvre de nouvelles technologies en ingénierie documentaire et linguistique. Ils doivent pouvoir travailler en collaboration avec des informaticiens et participer à l’élaboration d’applications. Leur point fort réside dans leur capacité à traiter des données linguistiques pour contribuer au développement de systèmes opérant sur des textes numérisés. Ils doivent également être familiarisés avec les spécificités des documents et les différents types d’applications informatiques relatives à leur traitement.

La Licence Humanités Numériques:

L’université Paris 13 propose dès la première année un cursus en Littérature(s) et sciences humaines liant les apprentissages traditionnels aux problématiques du numérique. Les étudiants auront une formation en histoire, en géographie, en lettres moderne et dans les langues.

Objectifs pédagogiques

L’UFR LLSHS propose un parcours Humanités numériques en licences d’Histoire, de Géographie et Aménagement et de Lettres modernes. Il a pour objectifs généraux de :

– donner aux étudiants de lettres et sciences humaines une culture du numérique avec une orientation professionnalisante.

– « numériser » les disciplines traditionnelles.

– favoriser la transdisciplinarité afin d’offrir un profil d’employabilité amélioré à l’étudiant de LLSHS.

Organisation de la formation

Ce parcours a pour débouchés « naturels » tous les masters de l’UFR LLSHS Paris 13 utilisant le numérique comme objet d’étude ou vecteur didactique : Tilde (Traitement Informatique et Linguistique des Documents Écrits), TDD (Territoires et Développement durable), ABPN (Archivistique, Bibliothéconomie et Patrimoine numérique), INPUT (Ingénierie des Parcours Urbains et Touristiques), MTI (Métiers des Textes et de l’Image)

Cette formation exigeante et pluridisciplinaire s’appuie à la fois sur des enseignements existants des différentes licences, mais aussi sur des cours et des travaux dirigés spécifiques liés au numérique ou ayant recours au numérique dans leurs pratiques pédagogiques (histoire et culture du numérique, outils du numérique, géomatique, web design, édition numérique, latin et épigraphie latine accessibles aux débutants).

Le parcours « Humanité » de l’Université Paris XIII est une première année pluridisciplinaire exigeante -600 heures – rattachée à ldifférentes formations de Lettres et Sciences humaines:

Licence d’Histoire

Licence de Géographie

Licence de lettres modernes

Le passage en L2 se construit, comme pour les étudiants de classe préparatoire, de n’importe quelle filière d’inscription vers tout L2 de l’UFR grâce au laisser-passer fourni par l’Université sur la base des crédits acquis dans l’année.

Pour qui ?

Cette formation dans laquelle les étudiants s’inscrivent sur dossier dans la limite de 15 places, est destinée aux élèves motivés par une carrière professionnelle du domaine – Métiers de la traduction, Ingénierie Informatique et Linguistique, Métiers du Patrimoine et de l’Histoire, Ingénierie de la Géographie, Métiers des langues et du Commerce – qui souhaiteraient se spécialiser le plus tard possible tout en bénéficiant des enseignements de chacune des matières.

Insertion professionnelle

Les débouchés professionnels et les métiers des formations littéraires et des sciences humaines sont nombreux, mais ils semblent souvent difficiles. Pourtant, de plus en plus d’entreprises participent à des dispositifs universitaires visant à favoriser l’intégration de ces profils dans leurs secteurs d’activités. La Propédeutique vise à offrir un accompagnement d’excellence à des étudiants motivés : suivi personnalisé, encadrement spécifique, espaces de rencontres.

Les métiers visés sont nombreux parmi ceux qui nécessitent la possession de plusieurs langues, la maîtrise des suites numériques, de vraies compétences en programmation Web et en maîtrise des outils de communication contemporains:

Tous les métiers de la documentation et du patrimoine, de l’archive native numérique ou numérisée

Les métiers de la compréhensio de l’aménagement de l’espace

Les métiers de l’édition

Les métiers de la communication orientés Culture générale, comme Community manager

La Recherche dans chacune des disciplines des Masters associés en M1.

Conditions d’accès

Les étudiants intéressés doivent déposer un dossier APB, rubrique de la licence choisie « parcours Humanités Numériques ». Par exemple, « Licence d’Hisoire – Parcours Humanités Numériques ».

Le nombre de places est limité, pour des raisons de qualité d’encadrement. Une fois le dossier transmis, ils seront contactés par l’équipe pédagogique.

Contacts

Secrétariat pédagogique de Lettres

Bureau C202

Tél. : 01 49 40 32 40

Courriel  sec-lm.lshs@univ-paris13.fr

Scolarité de l’UFR LSHS

Bureau A212

Tél. : 01 49 40 38 04

Courriel  scolarite.llshs@univ-paris13.fr

Droit d’inscription : Les droits d’inscription sont ceux d’une année de Licence.

Responsables de formation :

Xavier-Laurent Salvador: xavier-laurent.salvador@univ-paris13.fr

 

Humanités Numériques

TTN est porteur du domaine humanitesnumeriques.fr . Nous contacter pour toute proposition d’administration collaborative.

La composition de la Recherche s’articule entre les trois domaines imbriqués. Chaque thématique construit alors une vision interdisciplinaire de l’objet « discours numérique » qui accorde toute sa place à la définition, à l’enquête, à la diffusion des savoirs.

Un premier axe: la fouille de données et la valeur documentaire du discours numérique – Un premier axe de recherche est élaboré autour de la question du discours numérique et de sa valeur documentaire: à l’heure où se construisent de nouvelles sciences de la muséographie, de la reconstruction virtuelle et de la représentation des savoirs anciens, il est essentiel de faire émerger une recherche qui soit non seulement productrice de savoirs savants mais qui se pose la question de l’élaboration d’un discours encyclopédique qui transmette les contenus, se pose la question du modus operandi et se dote des moyens de valoriser son travail. 

Les travaux sur la terminologie se sont considérablement développés et renouvelés depuis une quinzaine d’années et l’étude diachronique, même plus rare et limitée à un domaine, n’échappe pas à ce mouvement, qu’il s’agisse de la période classique ou des périodes antérieures. Les nomenclatures, leur genèse, leurs modalités de constitution et leur implantation dans la langue ont suscité des travaux importants qui en font des objets d’études particulièrement stimulants à qui s’intéresse aux interactions entre histoire, conceptualisation, catégorisation et langue et littérature. On peut dans ce cadre distinguer une série de problématiques conceptuelles qui associent étroitement les différents champs disciplinaires représentés par l’équipe sans exclure la possibilité de s’ouvrir bientôt à de nouvelles orientations. En effet, la notion de discours, qui s’applique aussi bien au discours visuel, qu’iconographique ou sonore, est particulièrement efficace pour décrire les humanités sans le réduire à tel aspect doctrinaire.  Trois aspects du document fondent cette approche de l’Usage des Patrimoines numériques: 

  • Documents témoins : définition d’une langue scientifique et ses critères pour un état ancien de la langue, les processus de création et de stabilisation sémantique, la relation entre texte et lexème, figement , saillance, émergence et rémanence ;
  • Documents définitoires : évolution des théories, des domaines de savoirs ainsi que des textes (genre, époques, domaines) ; 
  • Documents critiques : analyse de l’écrit et des écrits; constitution de ressources numériques qui associent des données encyclopédiques (le texte littéraire et les données issues de la linguistique textuelle; l’analyse linguistique et l’exemple issu d’un corpus littéraire).

Un deuxième axe: la représentation numérique et la valorisation des données collectées – Peut-on penser une encyclopédie linguistique, littéraire, historique et numérique savante qui soit un recueil de savoirs partagés ?

Il s’agit de conceptualiser la valeur à proprement parler efficace du discours numérique dans le monde universitaire du XXIe siècle face à des équipes dans le monde qui travaillent couramment à l’invention des modes de diffusion des savoirs savants en Littérature et Sciences humaines. C’est aussi la question posée de la formalisation des publics à qui s’adressent les encyclopédies numériques et les recueils de discours numériques. Les premiers textes français médiévaux par exemple qui se consacraient à la diffusion des savoirs techniques, ce que nous appellerions sciences aujourd’hui, mettent en valeur la créativité des premiers auteurs. Ils dressent un panorama complet des connaissances accessibles d’une époque. La transmission de ces savoirs aujourd’hui construit un autre challenge que la constitution de la Grande Bibliothèque Du Droit illustre parfaitement : rendre accessibles des mots spécialisés désignant des notions inconnues du plus grand nombre sans en altérer la spécificité ni l’envergure originales. Cette problématique de la transmission, qui est au cœur de la question de la constitution d’un savoir numérique au XXIe siècle (la muséographie, l’encyclopédisme, l’université), ferait l’objet d’une investigation.

  • L’ergonomie : la question de la représentation des savoirs et de l’accès aux données trouve ici naturellement sa place, ainsi que l’élaboration d’une réflexion sur les technologies qui sont à la disposition du chercheur en LSHS;
  • L’accès aux données et les moteurs de recherche : l’accès aux données aujourd’hui se fait, pour le grand public, de manière naturelle sans que la langue ni la discipline ne soient plus un problème; les moteurs de recherches ont largement contribué à redéfinir le cadre programmatique de la représentation des savoirs. Il est normal qu’ADN investisse sa recherche dans ce qui serait à la fois une équipe productrice de données (de bases de données) mais aussi d’outils accessibles.

Un troisième axe : une épistémologie critique de l’information – En marge des travaux innovants portés par les équipes piliers de TTN, il est important de trouver un noyau orienté vers les différents modes d’analyses traditionnels du discours, posant le cadre et délimitant les orientations de la recherche interdisciplinaire:

  • L’analyse linguistique des documents : Sur le plan linguistique, trois thématiques sont retenues : la phraséologie, l’inférence et la linguistique textuelle ;
  • La critique documentaire : il s’agit de questionner la structuration textuelle, les procédures herméneutiques, la collecte de données nouvelles dans la discipline par enquêtes ;
  • L’enquête productrice de données : en plus de l’aspect informatique, le travail sera orienté vers l’ergonomie, notamment du point de vue de la visualisation des données, la mise en place de chaînes de traitements et des applications couvrant des domaines comme la linguistique textuelle, la traductologie, la recherche d’informations, la fouille de textes, l’aide à la prise de décision, etc.

Une problématique forte: l’éthique du sens

La mise en relation et le développement des réseaux témoignent d’un développement intéressant du rapport que nous entretenons à la documentation : toute archive devient accessible et exploitable quelle que soit la langue d’origine ou l’origine de son extraction. L’ancien français n’est pas en reste, qui voit aujourd’hui le nombre d’éditions électroniques et de fac-similés grandir, l’état de l’ancienne langue ne pouvant être ignoré par les grands projets de bibliothèques numériques. Toutefois, si aujourd’hui le traitement automatique des langues laisse envisager la possibilité dans un avenir lointain d’avoir accès à la synthèse de l’information de tout type de document quel que soit le niveau de pratique que le sujet parlant puisse avoir de la langue source du document, il serait inconcevable que les textes témoignant des états anciens des langues modernes rendus accessibles par la numérisation constituent des nœuds d’opacité inaccessibles aux machines modernes. Or l’ancien français est un état de langue qui ne nous est accessible aujourd’hui que par la consultation de documents écrits dont l’originalité est d’enregistrer des variations et des variantes liées au lieu et au moment de leur écriture. Le moyen pragmatique de résoudre ce paradoxe de la grande diffusion des textes et de leur relative inaccessibilité consiste dans la création d’une ressource dictionnairique exhaustive susceptible d’être projetée a posteriori sur des corpus au gré des besoins des utilisateurs. La pertinence des objectifs pourrait être évaluée à court terme avec la projection de la ressource sur des textes exemplaires à des fins de tri automatique sur critère morphosyntaxique. Sur le très long terme, l’existence d’une telle ressource ouvre la voie à la résolution de la question du traitement automatique de la modernisation des états de langue : une forme de traduction automatique français-français, un travail sur corpus fini au sein duquel l’outil informatique pourrait en théorie déployer l’étendue de la puissance de ses capacités de calcul sur un domaine empiriquement quantifiable et non amendable. Pourquoi enfin ne pas imaginer étendre ce travail au champ de toutes les langues romanes ?